Grissom et Sara

Fan fiction

Quelques écrits sur nos deux amoureux. Toute reproduction interdite of course!;)

Première fan fic

le 06/02/2007 à 17h33

Bon, je suis désolée, mais je n'ai pas trouvé de titre à ma nouvelle pour l'instant comme je n'ai pas encore fini de l'écrire. :/ je n'aime pas poster avant d'avoir fini, mais je ne pense pas que je changerais le début parce qu'il me plaît beaucoup comme il est.

je fais cet article pour replacer le contexte et pour raffraichir la mémoire de ceux qui ne se souviennent plus de l'épisode dont j'écris la suite.

Ma fan fiction se déroule donc après l'épisode 12 de la saison 4, à savoir butterflied. Vous ne rêvez pas, c'est bien avec cet épisode que j'ai fait ma css!!:) Quand je fais référence à la salle d'interrogatoire etc, c'est dans les derniers moments de cet épisode que se passe cette scène. Grissom, bouleversé par la découverte du corps d'une femme qui a une étrange ressemblance avec Sara et sachant qu'il ne pourra pas coincer le meurtrier, lui narre sa version des faits, prouvant qu'il sait comment cela s'est passé. Mais ce faisant, il montre à Sara ses sentiments et craintes.

Je vais retranscrire l'entretien qu'il a à la toute fin de l'épisode : ce sont par ces paroles que se closent l'épisode. C'est toujours lui qui parle, mais il y a les réactions de son interlocuteur et des flash-back, voilà pourquoi le discours est hâché.

 

GRISSOM: It's sad, isn't it, doc?  Guys like us.  Couple of middle-aged men who've allowed their work to consume their lives.

GRISSOM:  The only time we ever touch other people is when we're wearing our latex gloves.


GRISSOM:  We wake up one day and realize that for fifty years we haven't really lived at all.  But then, all of a sudden ... we get a second chance.


GRISSOM: Somebody young and beautiful shows up.  Somebody we could care about.  She offers us a new life with her ... but we have a big decision to make, right? Because we have to risk everything we've worked for in order to have her. 


GRISSOM: I couldn't do it ...



GRISSOM: but you did.  You risked it all ...


GRISSOM:  ... and she showed you a wonderful life, didn't she?  But then she took it away and gave it to somebody else ...

GRISSOM: and you were lost. 


GRISSOM:  So you took her life.



GRISSOM:  You killed them both, and now you have nothing.



VINCENT LURIE: I'm still here.



GRISSOM:  Are you?

 

Et nous voyons en toute fin que Sara semblait écouter depuis le début derrière la vitre sans tain (cf photo). En tous les cas, son visage nous le laisse supposer...

 

Note : aucun spoiler ni aucune scène qui pourrait choquer les plus prudes. :D

Chapter 1

le 06/02/2007 à 17h50

- Oui, je vais y penser, ne t’inquiètes pas !

Elle souriait, mais il restait dans son sourire comme le signe d’un désastre passé.

- Mais…

- Je sais que j’ai déjà dit ça, mais je t’assure que je vais le faire ! Vérifie dans le codis pour les empreintes s’il te plait.

Elle tapota le bureau, reforma sur ses lèvres un sourire qui atténua cet ordre et elle partit par la porte vitrée.


Depuis que l’affaire de la jeune femme morte dans son appartement était passée, plus rien ne se déroulait comme avant. Tout le monde était plus gentil, essayait de la sortir et voilà exactement ce qu’elle détestait : quand elle s’était retrouvée confrontée à la mort d’une femme seule comme elle et solitaire, personne n’avait rien dit et elle avait été chercher de l’aide extérieure, et à présent qu’elle voulait juste oublier dans le travail ce moment éprouvant, on y refaisait sans cesse référence. Croiser ses collègues dans le couloir devenait une véritable torture, surtout depuis qu’elle évitait Grissom par tous les moyens et que tout le monde l’avait remarqué sauf lui bien sûr. Il était toujours dans son monde : il avait fendu le temps de quelques minutes cette carapace, mais ce n’était que pour mieux s’en revêtir par la suite, encore plus ajustée. Qu’est-ce qui lui faisait le plus de peine : voir qu’il ne ressentait plus rien ou bien voir qu’elle aurait pu lui apporter le bonheur, qu’il le savait mais qu’il le refusait et qu’elle ne pouvait rien faire contre ça ?


Elle alla dans le labo, s’assit sur une chaise et se pencha sur un microscope. Et même lorsqu’elle faisait simplement son travail, les paroles de Grissom continuaient à lui tourner dans la tête : « I couldn’t do it. » Elle se relevait alors, réajustait son pull sur ses épaules ou marquait quelque chose d’insignifiant sur un bout de papier mais détournait ses pensées.


Elle s’en souvenait encore très bien : il avait fallu sortir de la salle derrière le miroir de la salle d’interrogatoire, croiser Catherine qui demandait des nouvelles de l’interrogatoire, dire qu’on ne l’avait pas vu, et retourner vers le microscope sans ciller, parce que si quelqu’un l’avait trouvé dans la salle de repos, il aurait su directement que quelque chose n’allait pas. Il avait fallu entendre un policier faire le compte rendu de l’interrogatoire, voir Brass sortir de la pièce aussi bouleversé que Grissom et la regardant comme une personne digne d’être plainte. Personne n’avait manqué ce regard et tout le monde avait attendu la sortie de Grissom avec impatience. Quand enfin il était sorti, que ses yeux exprimaient autant de tristesse, de solitude et de perte de repère, on le laissa tranquille, mais se reporta sur la seule chose que tout le monde savait pouvoir faire cet effet sur Grissom : Sara.

Et c’était devenu au labo une feinte perpétuelle : Sara cachait à Grissom sa tristesse, Grissom la lui cachait également mais tout le monde savait que quelque chose c’était passé, quelque chose qui les avait meurtris pour très longtemps. Les petites blagues n’étaient plus aussi courantes devant un corps, on hésitait à le déranger quand il était seul dans la pénombre de son bureau, Ecklie avait fini se calmer et avait pris sous son épaule Catherine. Et comme les membres de l’équipe ne savaient pas quoi faire avec Grissom, ils voulaient aider Sara, comme s’ils la connaissaient mieux. Or ils ne comprenaient pas que son désespoir était pire, car elle devait le cacher à Grissom pour qu’il ne devine rien, qu’elle devait faire bonne figure pour ne pas laisser croître les ragots sur ce qui c’était dit dans cette salle d’interrogatoire.


Le plus dur restait forcément quand elle devait se retrouver devant lui. Elle aimait son travail, était sous ses ordres, n’avait aucun moyen de s’enfuir. Elle ne voulait pas rester au labo où elle sentait les regards dans son dos, mais elle ne voulait pas non plus partir en mission soutenant le silence dans une voiture avec Grissom ou encore parler près de lui devant un indice particulièrement intéressant. Elle se souvenait d’une époque où elle aurait tout fait pour ça, mais ce temps s’était fini quand elle avait refermé la porte derrière elle en sortant.


 

- J’ai tes résultats !

Greg entra brandissant un papier devant lui, un sourire ravageur sur les lèvres. Pitié, ne t’intéresse pas à moi Grego…

- Et tu avais raison ! Ton suspect a bien laissé des traces d’ADN sur le lieu du crime ! Très bien joué miss Sidle !

Elle lui prit le papier des mains, le parcourut et un mince sourire lui traversa les lèvres. Et quand elle sentit ce regard sur son dos, sa main se crispa sur le papier et son sourire lentement s’évanouit.


- Alors on a des résultats probants ?


Elle voulait se retourner pour lui crier son incompréhension sur son manque de confiance en elle ou pour au moins lu dire les résultats, mais elle savait qu’en le voyant, ce vide immense referait surface. Elle décida donc de lui répondre de dos mais la vue du regard inquisiteur et comme apeuré de Grego lui fit comprendre que cette option n’était pas la bonne. Il lui fallait affronter ce moment et le plus vite possible, avant que Grissom ait eu le temps de se rapprocher.

- Oui,  apparemment notre suspect était sur les lieux du crime, alors qu’il a juré sous serment qu’il n’y avait jamais mis les pieds.

Comme cela faisait mal, encore plus quand elle lui montrait qu’ils avaient eu tous les deux raison.

- Parfait. Vous voulez faire l’interrogatoire ou je le fais ?

Pas vous, pas de vous alors qu’elle lui avait proposé de dormir avec lui, de dîner et qu’il lui avait avoué qu’il avait besoin d’elle. Comment pouvait-il faire cela ?

- Comme vous voulez. Je… je crois qu’il me reste encore un dossier à boucler, donc si vous avez le temps…

- Bien sûr, je m’en charge dans ce cas ! Encore bravo pour cette affaire !

Elle croyait qu’elle allait tomber de son tabouret en le voyant partir sans rien ressentir, mais elle respira lentement et se retourna, pour voir le regard de Grego chercher le sien.

- J’ai des rapports à finir, donc si tu as quelque chose à dire…

- Tu repenseras à ma proposition ?

Comment l’oublier ? Elle fit un petit signe de tête et se releva difficilement du siège pour aller dans un bureau. Elle se fit couler du café, puis posa un tas de dossiers devant elle et s’y attabla, affamée de choses affreuses qui lui montreraient que finalement ce qu’elle vit n’était rien.


Cela faisait quelques heures qu’elle était penchée sur ces dossiers quand on frappa à la porte et en relevant la tête elle sut que l’interrogatoire était obligatoirement fini.

Part 1 - chapter 2

le 10/02/2007 à 11h35

Elle eut à peine le temps de dire « entrez » que la porte doucement était poussée. Une main d’homme passa pour se poser de l’autre côté de la porte, mais elle respira plus librement.


«  Bah alors, on ne veut plus faire d’interrogatoire ? »


« Je suis désolée Brass, les dossiers n’attendent pas. »


Elle sourit encore un peu puis replongea tête en avant dans ses dossiers. Brass pendant ce temps regardait autour de lui. Il ne se décidait pas à s’asseoir, mais allait à la fenêtre, puis revenait près de la machine à café. Sara essaya tout d’abord d’y faire abstraction mais au bout de quelques secondes, n’y tenant plus, mais en sachant pertinemment qu’elle le regretterait, elle releva la tête.


« Un problème ? »


Brass sortit de sa contemplation quasi mystique du distributeur de boisson pour se tourner vers elle. Sara avait eu raison de ne pas s’attendre à un sourire.


«  Oui. »


Sara essaya de soupirer silencieusement. Elle posa la feuille qu’elle avait dans la main.


 « Et comme c’est important, je me permets de m’asseoir. »


Elle ramena les papiers épars sur la table vers elle. Il tapota la table des doigts, puis posa son regard sur Sara et ne cilla plus.


« Tu t’attends à ce que je te parle de Grissom ? »


Elle approuva, mi-résignée, mi-curieuse de cette question, car d’habitude, on lui en parlait sans lui poser de questions.


« Et bien oui, je vais parler de Grissom… »


Elle leva les yeux au ciel. Tout se finissait toujours comme ça depuis quelque temps.


« Donc également parler de toi, car tout le monde sait, ou du moins moi, qu’on ne peut parler de toi sans évoquer Grissom. »


Sara déglutit difficilement.


« Je n’ai jamais osé te reparler de ce jour-là. »


Sara se recala sur sa chaise, en mettant ses mains bien à plat sur la table. Ce mouvement de recul n’empêcha pas Brass de continuer.

 



« Et bien je pense qu’il est temps de le faire. »


Il ne bougeait plus, cherchant apparemment les meilleurs mots à dire. Sara aurait pu partir à ce moment, prétexté un malaise soudain ou s’entendre appelée dans le couloir, mais elle resta là, assise. Le bruit du labo parvenait étouffé par la porte close et le ronronnement de la machine à boisson semblait pesé sur l’atmosphère déjà lourde de cette petite pièce. Il finit par parler.


« Je ne savais pas que tu écoutais. C’est en voyant ton visage en sortant, et en apprenant que Catherine t’avait vu sortir de la pièce sans vouloir rien dire que j’ai compris. »


Sara lissa une feuille devant elle.


«  Je ne peux pas te dire à quel point j’ai été étonné par ce qui s’est passé. »


Sara souleva un sourcil. Elle non peut-être…


« Mais je pense que ça peut être bénéfique. »


Sara releva la tête, interdite.


« Pour toi et pour lui. Tu as bien vu qu’il ne voudrait jamais de toi, quoique tu fasses. Ce n’est pas parce qu’il ne t’aime pas, non, il l’a bien suggéré, mais pour des raisons sûrement très dures pour lui. Te rends-tu compte que tu comptes tellement pour lui que si tu entrais dans sa vie, tu prendrais une telle place qu’il préférerait mourir que te perdre ? »


Ne pas pleurer, ne pas pleurer...


«  Le meilleur que tu puisses faire pour vous deux serait que tu le laisses. Il t’aime mais n’a pas la force de te repousser parce que justement il t’aime. Vois-tu toute l’ironie de la chose ? » « Bien sûr que oui. Je le vis. »


Brass releva la tête étonné de sa voix qui avait avec des accents hargneux lancée cette phrase dans l’air.


« Puisque tu vois tous les enjeux, ne peux-tu pas… t’éloigner ? Vous ne gagnerez rien à rester comme cela. Il souffre et toi aussi. »


« Donc c’est moi qui doit me sacrifier ? A nouveau ? »


Brass balbutia quelques mots en écarquillant les yeux.


« Ce n’est pas un sacrifice puisque vous ne pouvez plus vous voir sans souffrir. Et … »


« Pas un sacrifice ? Ah mais oui, j’oubliais : Grissom m’aime mais il n’a pas le courage de me le dire, donc j’attends. Ensuite il veut que je m’éloigne, mais il n’a pas la force de me le dire, donc il fait comme si de rien n’était. Vous voulez que je vous dise ? Si on faisait les comptes de malheurs, je peux vous dire que je gagne haut la main, et pourquoi ? Parce que j’aime un homme qui pour des raisons x et y qu’il ne peut même pas me dire, me rejette. Et quand je trouve quelqu’un, il m’en veut. Ne voyez-vous pas qu’il m’a fait espérer tant d’années que je ne peux plus respirer en y pensant ? Ne voyez-vous que j’ai rejoint Las Vegas pour lui, que j’ai mis entre ses mains et ma vie et ma carrière ? Alors lui pourrait mourir s’il me perdait ? Mais ne voyez-vous pas que ce qu’il traverse n’est rien à côté de ce que je traverse ! Il ne sait pas la moitié de ma peine car ce qu’il ne veut absolument pas faire, je le fais depuis 3 ans ! Il croit souffrir, mais ce qu’il arrive à traverser finalement assez facilement, moi je n’y arrive pas ! Et vous savez le résultat ? J’en crève, j’en crève ! »


Sara se releva, mais au lieu de partir en courant pleurer sur une épaule inexistante, elle prit les dossiers sous le bras et prit le soin de dire en passant la porte mais en regardant Brass : « Cette fois-ci, ce n’est pas moi qui me sacrifierait. »

Part 1 - chapter 3

le 12/02/2007 à 21h38

Elle pensait que le labo se serait arrêté au bruit de ses cris, de sa colère enfin déversée. Mais mis à part quelques regards insistants, qui étaient sûrement dus comme d’habitude à cette fameuse journée, rien ne s’était arrêté. Elle passa devant le labo d’ ADN pour atteindre le bureau de Grissom où déposer les dossiers terminés, quand elle entendit un pas rapide derrière elle.


« Hey ! Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »


Greg venait de se poster devant elle, encore avec sa blouse et son sourire blancs. Sara regarda autour d’elle, ne sachant comment répondre.


« Et bien… Ce soir ça ne va pas être possible, je suis exténuée.»


Son sourire perdit de son éclat. Puis elle repensa d’un coup à ce que lui avait dit Brass : il fallait qu’elle s’éloigne de Grissom, et bien qu’elle n’ait pas voulu l’admettre, c’était préférable. Et à cet instant Greg lui en offrait l’opportunité.


« Mais demain soir par contre, je serais très heureuse si on pouvait se voir ! »


Sa joie visible fit apparaître sur le visage de Sara un petite lueur, mais n’enleva rien au poids sur son cœur.


« Cool ! Bah alors bonne soirée ! »


Il partit, sautillant et chantonnant. Sara le regarda partir, puis respira profondément et partit remettre les dossiers à Grissom. Elle fit un petit coucou à Nick et Warrick qui inspectaient des habits et elle frappa à la porte du bureau de Grissom.


« Il est parti ! »


Elle tendit le cou en arrière.


« Tu es sûr ? Tu l’as vu sortir de son bureau ? »


Warrick ricana mais Nick releva juste la tête.


« Bah disons que j’ai d’autres choses à faire que regarder les allées et venues de Griss, mais oui, je crois qu’il avait un truc à aller voir. »


Elle ouvrit donc la porte, se maudissant de n’avoir pas été plus discrète, alluma la lumière, déposa les dossiers sur le bureau et regarda le compte-rendu de l’interrogatoire qui était placé en évidence.


Elle le parcourait depuis juste quelques minutes quand une voix l’interrompit.


 

 



« Ça va ? »


Nick s’était posté dans l’embrasure de la porte, n’osant pas s‘approcher. Il avait été l’un des seuls depuis ce jour-là à ne pas l’harasser de questions ni à la regarder avec des yeux inquisiteurs. Il s’était efforcé d’être présent, comme un ami. Ce qu’il était pour Sara.


« Oui, ne t’inquiètes pas, je lisais le compte-rendu de l’interrogatoire. »


« Il paraît que Brass et Griss ont encore fait du bon boulot. »


Sara acquiesça.


« Tu voulais parler à Griss ? »


Sara se retourna vers lui, voulut parler mais s’arrêta devant la figure de Nick, visiblement inquiet et non simplement curieux.


« Non pas du tout, je lui remettais juste des dossiers. Rien de bien important. »


« Ah… »


Il allait ajouter quelque chose quand Warrick l’appela. Il sourit, leva les yeux au ciel murmurant « il ne peut pas se passer de moi ! » et il partit, en laissant la porte ouverte.


 

 



Sara continua à lire l’interrogatoire, durant lequel le suspect avait fait des aveux détaillés.


Il va falloir tout vérifier…


« Grissom est là ? »


Sara sursauta. Catherine venait de surgir dans la pièce, pressée comme d’habitude.


« Non et je ne sais pas où il est parti. »


« Très bien. Merci quand même. »


Après un regard circulaire sur tout le bureau, comme pour vérifier que Sara ne s’était pas introduite ici par effraction pour tenter de voler le bocal où un fœtus de cochon nageait dans du liquide verdâtre, elle repartit.


 

 



Sara, certaine de ne pas voir Grissom pendant un bon moment dans son bureau car Catherine avait dû le trouver et le monopoliser, relut la fin de l’interrogatoire où Brass avait réussi à coincer le suspect car ce denier se contredisait. Cet idiot avait soutenu tout d’abord mordicus qu’il avait prêté sa voiture à un ami, puis qu’il l’avait prêté à son cousin.


Elle entendit alors des pas derrière elle, se retourna et vit Hodges passer, lui aussi semblant à la recherche de Grissom. Devinant qu’il allait entrer et ne voyant pas Grissom, lui poser des questions, elle se dirigea vers la porte, sourit à Hodges et alla vers les vestiaires pour partir. Cependant Hodges l’appelait.


«  Sara, j’ai quelque chose à te dire ! »


Elle se retourna vers lui tout en continuant à marcher. Elle se doutait qu’elle voulait lui parler de Grissom, car Hodges se mêlait toujours de tout.


« Désolée, j’ai fini ma journée, va voir Grissom. »


« Mais justement… »


« Tu arriveras à le retrouver, patience ! »


Elle continua à marcher.


«  Mais c’est très important… »


Le dernier mot expira sur ses lèvres, pendant qu’il baissait les bras. Il regarda la feuille devant lui et courut à la recherche de Grissom.

Part 1 - chapter 4

le 03/03/2007 à 12h39

« Mais où vas-tu ? »


Brass venait d’arriver dans l’encadrement de la porte des vestiaires, pendant que Sara enfilait sa veste et avait enlevé son badge. Elle se retourna. Elle croyait avoir été claire la dernière fois qu’ils s’étaient vus.


« Heu, vous voulez vraiment que je vous réponde ? »


« Mais il faut aller ré interroger Cunningham au plus vite ! »


Sara s’arrêta alors qu’elle arrangeait le col de sa veste.


« Pardon ? »


« Tu n’as pas parlé à Hodges ? »


Elle secoua la tête.


« Et bien il a fait des analyses sur le manche du couteau qui a servi à tuer la fille : ce ne sont pas les empreintes de Cunningham, donc il nous a menti. Il faut retourner l’interroger. »


Sur ces derniers mots, Brass partit en courant. Sara regarda devant elle, puis leva les yeux, enleva sa veste, remit son badge et partit pour la salle d’interrogatoire.


 

 



Lorsqu’elle arriva devant la porte, elle respira profondément et la poussa. Elle vit dans une lumière blafarde un policier, debout près de la porte au repos, Cunningham affalé sur une chaise métallique et devant lui Brass, debout, les mains sur le bureau et attendant l’arrivée de Sara. Hodges n’avait pas réussi à trouver Grissom… Il lui fit un petit signe de tête pour qu’elle se dépêche, et reposa son regard sur le suspect. Sara referma la porte et vient s’asseoir devant Brass. Elle se demandait ce qu’elle faisait là, car bien qu’ayant lu le dernier interrogatoire, elle ne savait pas si elle pouvait être d’une quelconque aide.


« Alors tu nous a menti ? »


Le suspect leva la tête péniblement à la voix du capitaine Brass. Il soupira et fit non de la tête.


« Alors pourquoi on a pas retrouvé tes empreintes sur le manche du couteau hum ? »


Il ne relevait toujours pas les yeux. Brass tapa fortement de la main la table devant lui.


« Arrête deux minutes tu veux ? Tu nous fais perdre du temps, et je déteste ça ! Alors ta voiture est sur le lieu du crime mais tes mains n’ont pas touché le couteau. Et oui, nous avons retrouvé l’arme du crime, malgré le peu d’indications que tu nous avais fourni ! Comment tu m’expliques cela s’il te plaît ? »


Alors que le suspect ne bougeait toujours pas et que Sara se sentait de plus en plus mal à l’aise de ne pas pouvoir aider, la porte de la salle s’ouvrit. Sara se sentit alors encore plus mal à l’aise, bien qu’elle croyait que cela ne fut pas possible.


« Moi j’aurais bien une explication. Quelqu’un ici veut l’entendre ? »


Brass s’écarta de sa chaise sur lequel il ne s’était pas assis pour laisser sa place à Grissom, qui le remercia d’un signe de tête, s’assit et parla à Cunningham.


« Vous aviez un complice tout simplement. Vous avez commis le meurtre ensemble, mais vous avez été le seul à être interpellé par la police, donc pourquoi vendre votre complice hum ? »


Cunningham se raffermit sur sa chaise et acquiesça.


« Cependant, je me suis demandé pourquoi ne pas le donner justement ? Ca vous aurait fait une remise de peine, ce qui n’est jamais négligeable pour les gens dans votre cas. Suite à vos aveux, on pensait que les empreintes sur le couteau allaient nous mener jusqu’à vous, mais justement non. Alors, qui essayez-vous de protéger ? »


Sara savait pertinemment que c’était une fausse question, et que Grissom avait déjà la réponse. Cependant, il laissa le temps à Cunningham de parler. Ce dernier tremblait des pieds à la tête, regardait les personnes présentes les unes après les autres.


« C’est moi qui ai tué cette fille ! Un passant a peut-être trouvé le couteau et l’a touché, je ne sais pas… »


Grissom secoua la tête.


« Malheureusement pour vous, nous avons trouvé les empreintes dans le codis. Ou devrais-je dire malheureusement pour votre fils ? »


Cunningham se mit à pleurer.


« Nous allons l’interroger dans très peu de temps, et nul doute qu’il finira par avouer. De toute façon, nous avons de quoi l’interpeller. Je regrette simplement que vous ayez cru bon de mentir, même si je peux en comprendre les motivations. »


Cunningham n’avait pas la force de bouger.


« Je vous laisse avec le capitaine Brass qui va vous indiquer la marche à suivre »


Grissom se leva, ouvrit la porte et sortit de la salle d’interrogatoire. Sara se leva et le suivit.


« Grissom ! »


Il se retourna, visiblement fâché.


« Sara, restez là jusqu’à ce que j’en ai fini avec le meurtrier. »


Il ne prit même pas la peine de voir ce qu’elle répondrait, il partit avec ses feuilles vers l’autre salle d’interrogatoire. Sara resta au milieu du couloir. Elle vit Cunningham se diriger sous l’escorte de Brass vers l’accueil des bureaux. Elle se décida à bouger et alla dans la salle de repos. Elle se prit un café et attendit.

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